La métaphysique du jogging !
Quant le temps le veut, le chroniqueur
s’adonne au jogging, relayant ses loisirs intellectuels… Rien à voir avec la
course, que pratique des sportifs pour garder leurs formes, s’entraîner et
préparer leurs compétitions. Il serait, d’autre part, hasardeux d’évoquer le
jogging de rigueur, érigé désormais en mode/culture. Ses adeptes sautent
allègrement, après le travail, dans
leurs baskets et
dans leurs survêtements pour aller courir dans les bois ou ce qui en reste. A
défaut de respirer l’air pur et de sentir l’état de bien-être les envahir, ils
se libérent du stress du travail sédentaire. Il ne s’agit même pas d’une course à pied à un rythme lent, qui sert d'exercice cardiopulmonaire...
Notre jogging est en réalité une marche
lente, une randonnée dans les ruelles de la banlieue, permettant de poursuivre
des entretiens sur tout et rien, dans ce salon de plein air. Une promenade de
santé ? Notre pratique quasi quotidienne en a l’ambition. Mais il ne s’agit que du reflet
sinon de la caricuture du jogging qui assurerait, d’après ses adeptes
passionnés, une bonne hygiène de vie, sinon un meilleur fonctionnement de
l'organisme. A défaut d’intellectualisme, ils évoquent la métaphysique du jogging.
Muni
de cannes, le chroniqueur et son complice assurent ainsi leur debrefing
intellectuel quotidien. Est-ce une raison, pour les confondre avec les gardiens
d’immeubles du quartier ?
Le
chroniqueur
Bonne année 2007
Bonne année 2007
Les années se suivent et ne se ressemblent pas… Des années pluvieuses et des années sèches constate le paysan. Des années de guerres et des années de paix, relève le géopoliticien… Et pourtant chaque année nous apporte son lot de joies, d’épreuves, de satisfactions.
(Suite)Quelques jours de huit clos
Grippe, angine, rhume … peu importe ! Ces affections passagères me permettaient de garder la chambre, de prendre du repos et d’interrompre mes recherches. Cette prise de distance par rapport à l’extérieur, - une marginalisation bénéfique, fut-elle ponctuelle ! -, m’accordait quelques jours de répit. Prenons la mesure des agréments que ces dispenses d’activités que les indispositions du corps nous procurent. … Mais les temps ont changé.
(Suite)Le retour
J’ai délaissé mon blog… J’ai interrompu mes virtuels entretiens, mes causeries au coin du feu, prés d’une cheminée imaginaire, produit d’un patrimoine de nostalgie…Un voyage au-delà de la Méditerranée a, en effet, ralenti mes élans numériques.
(Suite)Les Spartiates sont de retour … !
Le Droit aux vacances ! Quelle conquête de l’homme. Cela permet de charger les batteries, de rompre la monotonie, de changer de rythme de vie … Travail, boulot, dodo, les juilletistes et les aoûtiens se libèrent du triptyque existentiel fatal… Prise de distance opportune, on oublie les difficultés inhérentes au travail, à la hiérarchie, aux contextesde voisinage et/ou de proximité, pour vivre un laps de temps, en situation d’apesanteur. Le vécu se dégage du quotidien habituel et ouvre les horizons, par cette échappée opportune.
(Suite)Fatigués de naissance …
Ils sont fatigués de naissance … Faut-il plaindre ces « travailleurs virtuels »? Après avoir assuré leur présence rituelle dans les bureaux, discuté avec leurs collègues l’actualité sportive, lu les grands titres des journaux et téléphoné pour demander des nouvelles de leurs amis, puis s’informer auprès de leurs femmes du repas qu’elles leurs ont mijoté, ils vont attendre patiemment l’heure de fermeture du bureau.
(Suite)
La paresse studieuse et créative
Permettez-moi de préciser d’abord ma définition de la paresse. Il ne s’agit guère de «la répugnance à l'effort physique ou intellectuel, au travail et à toute action pénible», que se plaisent à évoquer les encyclopédistes et les auteurs des dictionnaires (voir, par exemple, Encarta, 2004). J’appellerais plutôt indolence l’état de ceux qui n’ont pas le courage, l'énergie ou l'envie de faire quelque chose. Il s’agit, dans ce cas, d’une prédisposition du corps ou de l’esprit, généralement innée et sans doute inscrite dans notre capital générique et bien souvent perçue depuis la naissance.
(Suite)La baleine de Londres et l'information différentielle
«Dis-moi ce que tu communiques, je dirais qui tu es». Cet adage permet peut-être de connaître un certain état du monde, en relation avec les médias qui l’appréhendent et le communiquent à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et j’ajouterais leurs télélecteurs, en prenant en ligne de compte les usager des magazines d’information on line.
(Suite)Errance hivernale
Il y a les sportifs en pantoufles, qui se contentent de suivre, devant
leurs TV, les épreuves de leurs équipes favorites. Ne sous-estimons pas leur
auto-animation, leurs colères et leurs joies, au cours des affrontements qu’ils
suivent virtuellement, à l’abri des aléas climatiques et/ou des débordements
des partisans des équipes adverses. Il y
a, aussi, les cinéphiles du petit écran qui se résignent à accepter de voir
leurs films dénaturés par leur mise en condition télévisuelle. Consignés chez
eux, les cinéphiles et les sportifs de salons doivent s’accommoder de telle situation, par cette présence non
participative. C’est tout de même mieux que rien…
Prendre son temps
Ne soyons pas pressés, dans notre ère de la vitesse. Sachons saisir les nouvelles opportunités, sans perdre de vue l’essentiel. « Donner le temps au temps », disait un politicien avisé. « Conduisez lentement, car je suis pressé», rappelait un général à son chauffeur. Prenons le temps de la réflexion, de l’hésitation, de l’attente. Méditons cet éloge de la lenteur.
(Suite)Zapping
Phénomène de société et signe des temps nouveaux, le zapping – ce nomadisme effréné entre les chaînes - est devenue une pratique courante, une manière d’être. Comment expliquer le nouveau comportement du téléspectateur contemporain, cette incapacité de choisir une émission et de la suivre du début à la fin, s’intégrant à son forum, assistant à son récital ou vivant les péripéties de ses œuvres de fiction ? Est-ce que cette « infidélité» chronique s’inscrit dans nos mutations sociétales, le système de réseaux et la structure éclatée, fragmentée et segmentaire qui la définissent et l’émergence de l’homme pressé qui la caractérise ?
(Suite)