Une fleur dans le jardin ...!
Cultivons notre jardin. C’est plus
difficile qu’on ne pense ! Cela demande du travail, du savoir et de la
curiosité scientifique.
La découverte d’une plante éphémère, qui
pousse une fois l’an et se ferme le jour même de sa naissance, a mis à
l’épreuve le savoir de l’agronome de dimanche. Qui peut nous dire le nom de
cette fleur, d’une plante grasse, qu’on croyait banale en Tunisie ? D’où provient-elle ?
N’hésitez pas à communiquer au chroniqueur informations éventuelles dans le commentaire.


Dîner à Mutuelville
Dîner à Mutuelville, en compagnie des Trois
Mousquetaires, qui sont de surcroît mes amis. N’en déplaise à Alexandre Dumas, ils
ne disposent pas de mousquets, à l’instar de ses héros de fiction.
Pouvaient-ils se permettre d’être anachroniques, dans ce début du XXIe siècle,
qui les a surpris à l’âge de la raison, quand le processus de la maturité - et
non de la vieillesse - a commencé à faire son oeuvre ...
Peut-on définir le caractère du chef du groupe, par
rapport aux trois genres qui définissent, dans des proportions différentes, les
genres leader, entrepreneur et administrateur. Nostalgique de l’oasis des
ancêtres, le seigneur du Sahara, qui a tenu à regagner son palmeraie, concilie
les caractères d’entrepreneur et
accessoirement de leader local, à ses moments perdus, dans son bled lointain.
Prenant la vie comme elle se présente- je dirais plutôt qu’il force le destin -,
apparemment sans souci et sans illusion, le seigneur du Sahara est un entrepreneur intuitif,
exploitant judicieusement les opportunités nouvelles. Il a la chance de réussir
ses témérités, je dirais ces paris, bien qu’il occulte les exigences de la
rentabilité immédiate et les normes de la gestion administrative routinière. Disons,
en empruntant le langage des cartes, qu’il est plutôt un joueur de Poker et non
d’échecs.
Ses deux compagnons - ses complices du jogging, quand
il monte dans la métropole - ont une grande capacité d’écoute, de réconfort et
parfois de rappel à l’ordre. Modeste et plein d’égards, l’homme de l’oasis a le
mérite de ne pas s’en offusquer des avis contraires, que lui prodiguent ses
amis de toujours. A moins qu’il ne considère leurs commentaires, comme klam el-lil (parole de nuit), que
dissipe le lever du soleil.
Éléments d'autocritique
Sous l’effet de la révolution
technologique, l’homme serait passé "de l’écrit à l’oral". Ce
raccourci doit être nuancé, sinon remis
en question. Depuis la découverte de l’écriture, l’homme conjugue ces
différents instruments de communication. Leur niveau d’usage diffère, bien
entendu, selon les périodes, les aires
de civilisation, les composantes sociales et les catégories d’âge. L’apparition
de la radio, de la télévision, du computer, a bien sûr favorisé l’oralité de la
communication et de la sociabilité. Mais l’écriture reste le vecteur essentiel
du fonctionnement de ces instruments. Ainsi perçus, ils constituent les relais
en images de la communication. Peut-on concevoir un feuilleton radiophonique ou
télévisuel sans script, un film sans scénario et un computer sans clavier … Et
d’ailleurs, il s’agit, dans tous les cas, d’outils de transfert phonétique.
La mutation médiatique et informatique
induit des malentendus de générations sinon des querelles entre "les
anciens et les modernes". Les "pères" et assimilés, les adultes
tous azimuts, reprochent à la jeunesse
l’abandon de la lecture, qu’ils dotent volontiers d’une certaine mystique et d’une
certaine sacralité, dont les attributs embrassent, dans le cadre d’une
exclusivité absolue, la formation, la culture et le loisir intellectuel. Est-ce
à dire qu’on a affaire à un processus "d’analphabétisation générationnelle",
bloquant "l’apport de la pensée", freinant l’évolution
culturelle ? N’exagérons pas. Toute civilisation a ses moyens de
communication, de culture, de réflexion et de dialogue. Notre culture
technologique postmoderne n’échappe pas à la règle. Elle privilégie l’usage de ses outils et
accessoires. Faut-il s’en offusquer ! Ramenons les choses à leurs justes
proportions, en faisant valoir la
concordance entre toutes les œuvres de l’esprit, dans leurs différents moyens
d’expression.
Une "démythologisation" est donc nécessaire pour dépasser les inquiétudes, les états d’âme et les humeurs de ceux qui divinisent les moyens d’expression d’antan, par une nostalgie compréhensible, tel avant-hier de l’usage de la plume Sergent Major, hier du stylo Big et aujourd’hui des produits de Gutemberg, des "reliques" du monde de demain. Nous ne pouvons refuter la loi de l’évolution. Et d’ailleurs, "les missionnaires du passé" n’ont pas toujours été de bons conseils. Assumons notre "post-alphabétisation" et sachons identifier "les analphabètes" de l’ère nouvelle.
Khalifa Chater
Sourire, c’est rajeunir un peu…. !
Pourquoi est-ce que le vieillard égrène méticuleusement son chapelet? Sans doute pour compter les années qui se succèdent et le rapprochent du point d’arrivée de la course fatale. Volonté divine, on naît pour vieillir. Mais les vérités de la Palisse révèlent que certains sont nés vieux et que d’autres sont condamnés à se maintenir jeunes.
Que dirais-je à ceux qui pratiquent couramment leur lifting, qui se fardent pour masquer l’érosion du temps ? Nous avons l’âge de nos artères ou plutôt nous avons l’âge de nos déterminations, nos espérances, notre optimisme. Sourire, c’est rajeunir un peu. Et puis après tout, une année de plus ou de moins, quelle différence ?
(12 mai 2007)
L’enfer s’invite au Paradis… !
Une lecture de l’actualité atteste, s’il en encore besoin, que les sages ont perdu la partie… qu’on a mis dans les vestiaires et l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité… Faisant valoir leurs caprices, des disciples de la Guerre veulent refaçonner le monde, le marquer par leurs empreintes …
(Suite)Réhabilitons l’homme … !
Lorsque l’homme redevient l’ennemi de l’homme …. ! Lorsqu’il retrouve ses bas instincts, pour convoiter les terres d’autrui, agresser et tuer … Nostalgie pour l’ère des cavernes ou tout simplement dérive de l’espèce, il s’abreuve dans les « mares du diable », pour célébrer le culte de la violence…
(Suite)Bavardage ...!
Ils parlent …. Ils parlent … Mais ne disent rien. Comment peut-il en être autrement alors qu’ils ne se connaissent pas, qu’ils ne connaissent pas leurs identités et à fortiori leurs centres d’intérêt ? Compagnons de rencontres sur l’autoroute de l’information, ils engagent des discussions sur tout et sur rien.
(Suite)Le bon vieux temps
Vivre son présent ! Principe de sagesse et postulat de la vie ! La fin des rêves et de l’espérance inaugure, en réalité, le temps de la vieillesse.
(Suite)Réhabilitons le doute
Comment réhabiliter le doute, comme processus critique, dans cette ère des fausses assurances. La mondialisation a conforté la praxis de la certitude et des fausses évidences. La société de la communication qu’on aurait tort à la définir par l’ère de l’information puisqu’elle privilégie le flux unilatéral des données et diffuse le prêt-à-porter de la pensée ou plutôt du politiquement correct. (Suite)
Meilleurs Vœux
L’année 2005 s’achève. Faut-il la regretter ? Comme les autres années, elle dispensa son lot de conflits et de retrouvailles, de tragédies et de joies, de démoralisation et d’espérance…
(Suite)Le retour à l'école
La société de l’information, les technologies qui la servent et les mécanismes d’appréhension qu’elle privilégie, ont eu comme résultats inattendus la mise en hors jeu de larges couches de la population.
(Suite)L'envers et l'endroit
J’emprunterai le titre de cette note à Albert Camus, qui a publié, en 1937, son essai L'envers et l'endroit. « Entre cet endroit et cet envers du monde, dit-il, je ne veux pas choisir, je n'aime pas qu'on choisisse ». Mon approche est bien plus modeste que celle d’Albert Camus, qui a voulu écrire un traité romancé sur la vie, sur les comportements humains et leurs appréciations subjectives. Mais je retiendrais cette ultime qualité qu’il met en valeur, «être lucide et ironique ».
(Suite)Sociabilité
Me permettrais-je d’esquisser une esquisse de grille de lecture de la faune des humains ? Je distingue d’abord les réussites sociales et culturelles : surdoués, hommes d’esprit et cette riche catégories de personnes, qui vaquent dans l’aire de « l’humanisme partagée », se distinguant par leurs ambitions culturelles, leur curiosité intellectuelle et leur ouverture sur l’autre. On les appelait jadis les « honnêtes » hommes.
(Suite)La fin d'une époque !
Soirée ramadanesque hier, sur une des chaînes câblées de Nil sat, avec Oum Kalthoum, «l’étoile de l’Orient ». Mythe ou réalité, la vedette qui a su drainer les foules arabes, incarner leurs espoirs ou plutôt leur désillusion, marque son époque, sinon son siècle. Sa disparition correspondait d’ailleurs à la précipitation de la crise arabe, dont elle constituait un signe révélateur.
(Suite)Parabole
Façon «de voiler en dévoilant», énonce l’Encyclopédie Universalis, je dirais plutôt façon de «dévoiler en voilant». Mode d’expression, à l’instar des métaphores, des symboles, des jeux de mots et, dans une certaine mesure des énigmes, ce processus allégorique suggère plus qu’il ne dit, privilégiant l’art de la litote et de l’ellipse. L’expression par l’inexprimé ! Quand le non-dit sert à dire, à expliciter et à voir au-delà du miroir. Mieux encore, la parabole incite à la recherche de la signification, la quête d’une clef. Elle fait appel plus à l’intuition, qu’à la réflexion et l’examen des enchaînements rationnels.
(Suite)De vous à moi
A propos
« A bâtons rompus » se propose de présenter une chronique des voyages, vacances et autres observations et commentaires de la vie quotidienne du chroniqueur. Point d’analyses géopolitiques, ou de recherches académiques, ces commentaires optent pour le style de l’entretien, de la discussion entre amis. Sérieux s’abstenir. De nombreux sites internet se consacrent aux choses importantes de la vie. Laissons nos discussions sur les problèmes de l’heure et les affrontements idéologiques qu’elles occasionnent.
Erigeons notre convivialité en principe d’éthique, en absolu. Notre joie de vivre est un vaste programme, altéré par des soucis quotidiens, qu’il faut redimensionner. La vie mérite aussi d’être vécue, par les actes de frivolité qu’elle implique : Un exemple pris au hasard, à l’occasion d’une sortie protocolaire. Faut-il opter pour la cravate rouge ou noire ! Une concertation avec Souad a privilégié le port d’un papillon, puisque nous devons assister à un mariage solennel à Châteauneuf de Grasse.
Khalifa
(20 juillet 2005)