Ecole
Comment définir l’école ? En se référant à la bâtisse, aux maîtres, aux camarades ou au contenu du savoir ? Faut-il adopter le points de vue des bons élèves (ceux qui se soumettent à sa dure discipline), à ceux de la plaine (le gros des troupes) ou aux élèves de l’arrière-fonds (marginalisés, rêveurs, ou absentéistes) ? Se référer aux écoliers d’aujourd’hui ou à ceux qui ont quitté l’école depuis longtemps, restant sous l’emprise d’une nostalgie qui idéalise le souvenir ? Faut-il, par contre, tenir compte de l’appréciation des parents : Uns structure d’enseignement, une scène de compétition, un ascenseur social, sinon un lieu de rétention des méchants gamins, hors du havre de la paix ! Bref, à chacun son école.
Comment définir l’école ? En se référant à la bâtisse, aux maîtres, aux camarades ou au contenu du savoir ? Faut-il adopter le points de vue des bons élèves (ceux qui se soumettent à sa dure discipline), à ceux de la plaine (le gros des troupes) ou aux élèves de l’arrière-fonds (marginalisés, rêveurs, ou absentéistes) ? Se référer aux écoliers d’aujourd’hui ou à ceux qui ont quitté l’école depuis longtemps, restant sous l’emprise d’une nostalgie qui idéalise le souvenir ? Faut-il, par contre, tenir compte de l’appréciation des parents : Uns structure d’enseignement, une scène de compétition, un ascenseur social, sinon un lieu de rétention des méchants gamins, hors du havre de la paix ! Bref, à chacun son école.
De mon temps, le maître répétait les mots, les règles et les applications qui se transmettaient depuis des siècles : Il contrôlait la mémoration des fragments des textes sacrés et des récitations désormais classiques, spécifiques à chaque civilisation, pour conserver le référentiel patrimonial. Mais l’ultime devoir consistait à faire apprendre la table de multiplication, ce calvaire qui a, peut-être, incité ses victimes, parmi les inventeurs, à découvrir la calculette puis l’ordinateur. Ce sont nos difficultés, qui nous incitent à rechercher, inventer et découvrir. Cela est bien connu de tous les paresseux de la terre.
Fin d’un monde et école nouvelle… Le tableau noir a disparu. Les multimédias sont au service du nouveau cursus. On achète toujours les trousses, les cahiers de textes et les classeurs. Mais ces accessoires sont en sursis, puisque le computeur est appelé à jouer le rôle de boite à outils, de table de démonstration, de réservoir de savoir, de bibliothèque numérique et d’instrument de communication. En attendant qu’il remplace le maître.
Mais comment faire pour maintenir la convivialité fondatrice de l’école, qui a la lourde charge d’assurer la sociabilité des citoyens. Dans une école sans maître, les étudiants deviennent muets. Etudiant à vie, puisque mon père a oublié de me ramener de l’école, je réalise le rôle formateur des dialogues, des débats, controverses et même du chahut, conséquence collatérale de l’animation scolaire. Faut-il alors laisser le computeur au vestiaire ou le soumettre à l’autorité du maître, réduisant ainsi son autonomie de décision et limitant sa marge de manœuvre. Comment sauvegarder dans les lieux de savoir, cet apport humain irremplaçable car il développe la réflexion, induit le doute et assure la formation critique ?
Le chroniqueur