Ni juilletiste, ni aoûtien
Les télévisions ont évoqué les cohues
provoquées ce week end par cette croisée de juilletistes, qui regagnent leurs
lieu de travail et les aoûtiens qui s’en évadent. N’étant cette année ni juilletiste,
ni aoûtien, je ne croise pas les vacanciers et je ne me plie pas à leur
quotidien, ces fameux trois S que j’adapte : sable, soleil et sieste...
Ma pause estivale me permet de me reposer
chez-moi, près de mes proches, Lella ma femme et notre troupeau de chats. Mondialisation
oblige, j’alterne, dans ma tour d’ivoire, mes séances de travail, information
et loisirs devant mon micro et la consommation de mes besoins quotidiens,
devant la télévision, en oeuvres de fictions et discussions mondaines. N’étant
pas un manuel, même dans mes heures de loisirs, je ne cultive pas mon jardin,
me contentant de cueillir mes jasmins et mes rosiers et d’effectuer un arrosage
plus symbolique qu’effectif, exerçant ce caprice, pour rompre la routine...
L’homme a été créé pour travailler, disent
les moralistes. Ne rien faire peut procurer du plaisir. Mais les vacances
estivales qui drainent des foules, les conditionnent, rythment leurs humeurs et leurs caprices peuvent être
fatigantes. Mes vacances chez-moi - une prise de distance par rapport aux
moeurs d’aujourd’hui - sont autrement plus confortantes et plus reposantes. Des
échappées de week end - choisies ponctuellement - confortent nos vacances à la
carte. Faut-il s’en plaindre !
Le chroniqueur