S’évader chez soi
Me voici revenu d’une brève incursion. Mais l’ailleurs - en dépit de la traversée de la Méditerranée qu’il nécessita - fut plutôt un lieu de proximité. Voyage sans distance et sans distanciation certes. Mais le voyage est toujours nourri par notre imaginaire, qui le devance, vit son présent et le prolonge.
Que mes amis, du CIGV, le club des grands voyageurs, me pardonnent. La plus belle destination des voyages est le retour chez soi. Croisières de rêves, découvertes de sites historiques, randonnées exotiques, visites de mégapoles, le dépaysement ne peut qu’être passager. Faut-il rappeler qu’Ulysse regagna avec joie sa terre natale après son voyage mythique. Il en fut de même pour Robinson Crusoè.
La fin du plus beau voyage nous conduit nécessairement au pays, à notre port d’attache, idéalisé par notre nostalgie. Mon «rentring», me permet de retrouver mes coins familiers, mes habitudes, mon computer et mon calendrier de travail et l’ultime plaisir de pouvoir s’évader chez soi.