L’aoûtien, une espèce en voie de disparition !
Notion préliminaire, j’entends par aoûtien, celui reste chez lui, durant ce mois consacré aux vacances. Ne participant pas aux grandes hordes de voyageurs qui regagnent leurs terrains de prédilection estivale, il reste sur le quai, assistant aux départs des caravanes.
Aoûtien laborieux, puisqu’il assure la maintenance du service, tente, tant bien que mal, de relayer les absents, il assume l’ingrate tâche de parer au plus pressé, seul contre tous ou presque, puisque la déconnection des réseaux fonctionnels -vacances obligent- le prive des service d’appareils de gestion (humains et administratifs) d’habitude bien huilés, en vitesse de croisière, si l’on ose parler ainsi.
Mais la ville aoûtienne, délaissée par ses habitants privilégiés, - ses forces vives, d’après certaines considérations - s’érige, de fait, en lieux de repos, confortés par les relations nécessairement apaisées, d’une vie active freinée, dont la dynamique est ralentie. De fait, et d’une certaine façon, elle devient lieu de vacances, par la disparition des foules et de la pesanteur qu’elles établissent. Seul lien entre les deux monde du travail et du loisir, le portable qui permet, au besoin, de rejoindre la ville délaissée et les aires d’évasion programmée. En attendant, les sursis des deux protagonistes, les adeptes volontaires ou consentants des deux modes estivaux, ont leurs saveurs, à condition que la logique du système, assure périodiquement le renversement des rôles. Ultime conclusion de consolation, de ceux qui n’arrivent pas à se libérer des repères du calendrier de travail, n’est pas aoûtien qui veut.
Khalifa
Vous avez écrit :"n'est pas aoûtien qui veut". Je dirais plutôt "n'est pas transhumant estival qui veut".
Certains appelent aoûtiens ceux qui préférent prendre leurs vacances en août et non en juillet. Je préfére votre définition.