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S'oublier à Kélibia ...!

Plage d’el Mansoura, Kélibia
(Photo de K.C., 18 août 2008)

Le grand voyageur peut s’abandonner à ses plaisirs sédentaires, à la montagne ou à la mer. Il peut découvrir des lieux de loisirs et de vacances, dans son aire de proximité, à des dizaines de kilomètres de son chez soit. L’évasion ne suppose pas nécessairement, les expéditions lointaines, les grandes croisières, le dépaysement de l’ailleurs...

Nous avons découvert, cet été, notre petit coin de paradis dans la cité balnéaire de Kélibia. Une mer calme et limpide, des plages de sable fin et blanc, constituaient le cadre de notre repos bien mérité. Des pérégrinations dans le voisinage et des haltes régulières, dans les stations de plage, composaient le menu quotidien de notre inactivité...

Construit sur un promontoire rocheux, le Fort byzantin domine le site et ses lieux de villégiature. Abandonnant, depuis longtemps sa mission de guet stratégique du canal de Sicile, contraint à une retraite tardive, après plusieurs siècles d’exercice du contrôle de la Méditerranée, le vieux fort veille désormais sur la quiétude de ses hôtes...

Sous le regard protecteur de ce complice attitré des loisirs kélibiens, nous avons bu nos rations quotidiennes de thé à la menthe, goûté la senteur des jasmins, dans les différents lieux d’offrande de Sidi Mustapha, le marin, Sidi Mansour et les nombreux relais d’une côte accueillante et généreuse.

Le chroniqueur

Posté par chronique, 27 Août 2008 16:39 | Chronique de vacances | Commenter (0) | Permalink | Trackbacks (0)

Dîner à Mutuelville

Dîner à Mutuelville, en compagnie des Trois Mousquetaires, qui sont de surcroît mes amis. N’en déplaise à Alexandre Dumas, ils ne disposent pas de mousquets, à l’instar de ses héros de fiction. Pouvaient-ils se permettre d’être anachroniques, dans ce début du XXIe siècle, qui les a surpris à l’âge de la raison, quand le processus de la maturité - et non de la vieillesse - a commencé à faire son oeuvre ...

Peut-on définir le caractère du chef du groupe, par rapport aux trois genres qui définissent, dans des proportions différentes, les genres leader, entrepreneur et administrateur. Nostalgique de l’oasis des ancêtres, le seigneur du Sahara, qui a tenu à regagner son palmeraie, concilie les caractères d’entrepreneur et accessoirement de leader local, à ses moments perdus, dans son bled lointain. Prenant la vie comme elle se présente- je dirais plutôt qu’il force le destin -, apparemment sans souci et sans illusion, le seigneur du Sahara est un entrepreneur intuitif, exploitant judicieusement les opportunités nouvelles. Il a la chance de réussir ses témérités, je dirais ces paris, bien qu’il occulte les exigences de la rentabilité immédiate et les normes de la gestion administrative routinière. Disons, en empruntant le langage des cartes, qu’il est plutôt un joueur de Poker et non d’échecs.

Ses deux compagnons - ses complices du jogging, quand il monte dans la métropole - ont une grande capacité d’écoute, de réconfort et parfois de rappel à l’ordre. Modeste et plein d’égards, l’homme de l’oasis a le mérite de ne pas s’en offusquer des avis contraires, que lui prodiguent ses amis de toujours. A moins qu’il ne considère leurs commentaires, comme klam el-lil (parole de nuit), que dissipe le lever du soleil.

Le chroniqueur


Posté par chronique, 12 Août 2008 16:29 | Général | Commenter (0) | Permalink | Trackbacks (0)

le Djérid

L’été est la saison de la paresse, sinon des vacances ? Prenant un répit, avant de mettre la voile, le grand bleu et les loisirs de plage, je mets mon blog, en vacances.

Permettez-moi, chers amis, de saisir cette opportunité pour vous présenter une photo-souvenir, d’un précédent voyage dans le Djérid tunisien dans le palmeraie de Gafsa, à l’occasion de son nouveau festival. Mais est-ce que les palmiers de Tozeur ont pu se mettre à l’écoute de cette musique - monde, qui trouble leur silence éternel ?

Tozeur le 23 avril 2008


Posté par chronique, 12 Août 2008 09:09 | Chronique de vacances | Commenter (0) | Permalink | Trackbacks (0)

Une soirée chez les Gammarthois

« Le sapin et le mimosas, teintent le paysage d’une nuance de verdure, percée parfois de la blancheur d’une villa », ainsi décrivait un guide touristique le site de Gammarth, faisant valoir cette station balnéaire. Excusez-moi mes amis, j’étais hier à Gammarth mais je n’ai guère eu le loisir d’appréhender ses vues panoramiques, son paysage forestier, sa végétation spécifique, célébrée par le guide anonyme. Et pour cause, j’étais invitée pour une soirée et -permettez-moi de vous confier ce secret - la nuit tous les chats sont noirs et tous les arbres se ressemblent, dans la mesure où les binocles permettent de les distinguer. Peu importe, d’ailleurs, cette visibilité différentielle, puisque je n’ai pas le culte des lieux, à quelques exceptions près, qui changent d’ailleurs selon les humeurs du temps...

Nous avons donc mis la voile pour Gammarth et dressé notre campement, comme le dirait le poète de la Jahilia, chez nos hôtes gammarthois. Toutes les conditions étaient réunies pour assurer le bonheur des hôtes et des convives : La brise légère qui prenait le relais du sirocco tunisois, agrémentait ce dîner autour de la piscine... Nos hôtes se sont dépensés, sans compter, avec leur gentillesse ordinaire. Je ne vous en dirais pas plus, craignant de froisser leur modestie. Le temps aurait ralenti son vol, nous permettant de prolonger tard dans la nuit cette soirée entre amis.

Le chroniqueur


Posté par chronique, 03 Août 2008 12:45 | Chronique de vacances | Commenter (0) | Permalink | Trackbacks (0)

Ni juilletiste, ni aoûtien

Les télévisions ont évoqué les cohues provoquées ce week end par cette croisée de juilletistes, qui regagnent leurs lieu de travail et les aoûtiens qui s’en évadent. N’étant cette année ni juilletiste, ni aoûtien, je ne croise pas les vacanciers et je ne me plie pas à leur quotidien, ces fameux trois S que j’adapte : sable, soleil et sieste...

Ma pause estivale me permet de me reposer chez-moi, près de mes proches, Lella ma femme et notre troupeau de chats. Mondialisation oblige, j’alterne, dans ma tour d’ivoire, mes séances de travail, information et loisirs devant mon micro et la consommation de mes besoins quotidiens, devant la télévision, en oeuvres de fictions et discussions mondaines. N’étant pas un manuel, même dans mes heures de loisirs, je ne cultive pas mon jardin, me contentant de cueillir mes jasmins et mes rosiers et d’effectuer un arrosage plus symbolique qu’effectif, exerçant ce caprice, pour rompre la routine...

L’homme a été créé pour travailler, disent les moralistes. Ne rien faire peut procurer du plaisir. Mais les vacances estivales qui drainent des foules, les conditionnent, rythment leurs humeurs et leurs caprices peuvent être fatigantes. Mes vacances chez-moi - une prise de distance par rapport aux moeurs d’aujourd’hui - sont autrement plus confortantes et plus reposantes. Des échappées de week end - choisies ponctuellement - confortent nos vacances à la carte. Faut-il s’en plaindre !

Le chroniqueur


Posté par chronique, 02 Août 2008 11:43 | Chronique de vacances | Commenter (0) | Permalink | Trackbacks (0)

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