Eté Evasion
Evasion, bien entendu du rythme de la vie quotidienne et du travail qui occupe l’essentiel de notre temps… ! A chacun ses loisirs : Certains préfèrent les vacances au bord de la mer, d’autres les randonnées campagnardes. Mais faut-il dédaigner le plaisir des « vacances chez soi », beaucoup moins coûteuses et parfois bien plus reposantes : un livre et une tasse de café, et une solitude à deux assumée et revendiquée, enrichissante par la complicité culturelle qui la conforte.
Nous vivons, bien entendu, l’ère de la communication : téléphone, télévision, internet. N’en abusons pas de ces agréments forts utiles, qui nous intègrent dans notre réseau sociétal. Rupture, plus que continuité, les vacances restent des moments privilégiés, l’exception, par rapport à la règle. Sachons défendre notre droit à la paresse.
Khalifa
De vous à moi
A propos
« A bâtons rompus » se propose de présenter une chronique des voyages, vacances et autres observations et commentaires de la vie quotidienne du chroniqueur. Point d’analyses géopolitiques, ou de recherches académiques, ces commentaires optent pour le style de l’entretien, de la discussion entre amis. Sérieux s’abstenir. De nombreux sites internet se consacrent aux choses importantes de la vie. Laissons nos discussions sur les problèmes de l’heure et les affrontements idéologiques qu’elles occasionnent.
Erigeons notre convivialité en principe d’éthique, en absolu. Notre joie de vivre est un vaste programme, altéré par des soucis quotidiens, qu’il faut redimensionner. La vie mérite aussi d’être vécue, par les actes de frivolité qu’elle implique : Un exemple pris au hasard, à l’occasion d’une sortie protocolaire. Faut-il opter pour la cravate rouge ou noire ! Une concertation avec Souad a privilégié le port d’un papillon, puisque nous devons assister à un mariage solennel à Châteauneuf de Grasse.
Khalifa
(20 juillet 2005)
Vacances bizertines (11 - 18 juillet 2005)
Heureux comme Ulysse
Nous avons, cette année, Souad et moi-même, opté pour le changement, en transgressant nos habitudes, qui nous liaient aux plages d’Hammamet et en prenant le pari d’explorer la région de Bizerte…
Des journées au bord d’une plage accueillante, avec comme unique alternative la piscine ! Le repos de l’esprit et le bronzage du corps, quel ambitieux programme. Cette Méditerranée, jadis espace d’affrontements corsaires, assume sa nouvelle mission, comme havre de paix, comme pôle d’immigrants saisonniers de Tunisie et d’ailleurs, en quête de leur part de soleil, de farniente, pour se dé-stresser, oubliant, pour un temps, à l’instar des habitants des grandes métropoles, la triptyque «boulot, métro, dodo» Dieu merci, la gamme des chaînes de télévision de notre résidence bizertine était réduite à sa plus simple expression. Heureux comme Ulysse, nous avons vécu à l’abri des chaînes satellitaires et leurs discours de surenchère, prompts à exploiter les dérives humaines ! Des partis de cartes de chkoubba permettaient d’agrémenter nos veillées, en dépit de mes modestes performances, vu mes compétences limitées, en la matière. Peu importe ! L’atmosphère familiale permettait d’atténuer l’impact des défaites puisqu’on est battu par les siens.